Baromètre · arrêté au 7 septembre 2026
181 949 marchés publics arrivent à échéance dans les douze prochains mois
Chaque marché public attribué porte une date de notification et une durée. Leur somme donne une date de fin, que personne ne publie telle quelle. En la calculant sur l'ensemble du fichier national, on obtient le calendrier des contrats que les acheteurs publics vont devoir remettre en concurrence.
- Contrats à échéance
- 181 949
- Valeur totale des contrats
- 128,7 milliards €
- Équivalent par an
- 57,8 milliards €
- Contrats récurrents
- 54 %
Les deux montants ne disent pas la même chose. La valeur totale est celle des contrats sur toute leur durée, laquelle atteint 24 mois en médiane : 72 % de ces marchés courent sur plus d'un an. Ce cumul ne se lit donc pas comme une dépense annuelle. L'équivalent par an ramène chaque contrat à sa durée, et c'est lui qu'il faut comparer à un budget. Le montant médian par contrat s'établit à 128 000 €.
Ces chiffres ne portent que sur les marchés dont l'acheteur a publié à la fois une durée et un montant : sans ces deux valeurs, aucune date de fin n'est calculable et le contrat reste hors du décompte. Le nombre comme le cumul sont donc des planchers, et non une mesure de la commande publique dans son ensemble.
Mois par mois
Les échéances ne se répartissent pas également dans l'année : les acheteurs calent volontiers leurs marchés sur l'année civile, et les fins de contrat s'agglutinent au passage d'une année à l'autre. Le mois le plus chargé est décembre 2026, avec 23 074 contrats à lui seul, soit 13 % de l'année. Pour une entreprise, cela veut dire que les consultations de renouvellement se bousculent quelques mois plus tôt.
Par région
La région est celle du lieu d'exécution du marché, et non du siège de l'acheteur : un syndicat départemental installé en préfecture fait exécuter ses contrats sur tout son territoire.
- Auvergne-Rhône-Alpes25 695
- Île-de-France20 486
- Occitanie19 044
- Nouvelle-Aquitaine16 066
- Provence-Alpes-Côte d'Azur15 898
- Grand Est15 045
- Pays de la Loire13 433
- Hauts-de-France13 121
- Bretagne11 664
- Normandie8 316
- Bourgogne-Franche-Comté8 253
- Centre-Val de Loire6 939
- Corse1 392
- La Réunion608
- Guadeloupe192
- Mayotte164
- Martinique121
- Guyane93
5 419 contrats ne sont rattachés à aucune région, soit 3 % du total : leur code de département est absent de la source, ou tronqué. Le cas le plus fréquent est « 97 » sans la collectivité d'outre-mer, ce qui minore d'autant les cinq lignes ultramarines ci-dessus.
Par métier
Les vingt métiers les plus représentés, sur les soixante-douze que compte la nomenclature. Le métier est déduit du code CPV déclaré par l'acheteur.
- Ingénierie et maîtrise d'œuvre14 331
- Gros œuvre et charpente13 006
- Bâtiment, autres travaux10 057
- Couverture et toiture9 236
- VRD et voirie8 977
- Démolition et terrassement7 565
- Matériel médical et pharmacie6 699
- Menuiserie6 548
- Électricité4 775
- Matériaux de construction4 606
- Véhicules et pièces4 445
- Réparation et maintenance4 280
- Mobilier et produits d'entretien3 975
- Plomberie, chauffage, ventilation3 849
- Informatique et logiciel3 782
- Services aux entreprises3 697
- Denrées alimentaires3 633
- Environnement et propreté3 434
- Finitions diverses3 385
- Assurance3 090
Méthode
Les chiffres sont calculés chaque nuit à partir des données essentielles de la commande publique, publiées en licence ouverte Etalab 2.0 sur data.gouv.fr. La date de fin retenue est la date de notification augmentée de la durée déclarée, en mois. La fenêtre court d'aujourd'hui au premier jour du treizième mois : le mois en cours est donc partiel, les onze suivants sont pleins.
Sont retenus les marchés portant une durée déclarée de 1 à 180 mois et un montant compris entre 500 € et 100 millions d'euros, hors annonces manifestement de test. Tout le reste est écarté, faute de pouvoir en calculer l'échéance.
Trois limites, qu'il vaut mieux connaître avant de citer ces chiffres. Une reconduction tacite, un avenant ou une résiliation anticipée décalent la date réelle, que la source ne publie pas. Les marchés sans durée ou sans montant déclarés sont absents, ce qui rend ce décompte prudent par construction. Et un marché arrivant à échéance ne sera pas nécessairement relancé : l'acheteur reste libre d'internaliser la prestation ou d'y renoncer.
Un contrat est dit récurrent lorsqu'il porte sur un service ou une fourniture d'au moins douze mois, ou sur un accord-cadre de travaux d'entretien : ce sont ceux que l'acheteur ne peut pas abandonner et qu'il remet en concurrence. Un chantier, lui, se termine avec la livraison et ne se rejoue pas.
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Ces chiffres sont libres de reprise, avec mention de la source. Pour une extraction sur un département, une région ou un métier précis, écrivez à contact@creneaupublic.fr.